Les résidants âgés dans les foyers et résidences sociales sont aujourd'hui très nombreux. Leurs points communs : une grande solitude, le cumul de précarités liées à de faibles revenus, à une santé fragile, à des difficultés d'accès aux droits. Nos établissements doivent s'adapter à cette réalité en proposant une offre de logements et de services qui tienne compte des nouveaux besoins des résidants âgés. Au moment où les règles du jeu du 1% logement, qui est un des principaux financeurs du plan de traitement, sont en train de changer, nous demandons instamment que les orientations fixées par l'UESL et les enveloppes financières qui seront dégagées par l'Etat permettent de poursuivre efficacement cette action de rénovation, difficile et nécessaire.
Mais l'adaptation des établissements ne saurait suffire, si notre offre de services ne suit pas. De ce point de vue, trois mots sont, selon nous, essentiels, afin que la prise en charge et les réponses aux besoins soient effectives et adaptées : proximité, vigilance et médiation. Avec quels financements publics mener ces services qu'il est exclu de faire financer par ces résidants ? Nous avons récemment plaidé, auprès du directeur de la DAIC, la nécessité de dégager des moyens nouveaux et pérennes. Serons-nous entendus ? Nous en avons l'espoir. Puisse la réalité venir le conforter !