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  • Publications et notes de l'Unafo

Janvier 2026

Le logement accompagné est un logement autonome, abordable et adapté, dans lequel des moyens humains permettent aux personnes logées d’être accompagnées selon leurs besoins.

Le logement constitue le domicile privé du résident, il dispose d’un contrat de résidence et s’acquitte chaque mois d’un montant de redevance fixe qui couvre l’ensemble des frais liés à l’occupation du logement (loyer + forfait de charges, notamment eau et énergie + mobilier et prestations).

 

  • Les foyers de travailleurs migrants

    Les Foyers de Travailleurs Migrants (FTM) sont des logements-foyers qui ont vocation à être progressivement transformés en résidences sociales avec la réalisation de travaux pour améliorer ce type d’habitat, notamment aux conditions de vie des migrants âgés (logements autonomes avec toilettes et sanitaires).

    Deux conditions sont exigées pour accéder à un logement en FTM :

    • avoir des ressources permettant de payer la redevance dont le résident doit s’acquitter, la redevance comprenant un équivalent loyer, un équivalent charges locatives, ainsi que les prestations fournies (blanchissage, mobilier, etc.) ;
    • être titulaire d’un titre de séjour en cours de validité.

    Le contrat de résidence est d’une durée de 1 mois. Sa prolongation se fait par tacite reconduction. Le préavis de départ est fixé à 8 jours.

    La plupart des foyers de travailleurs migrants ouvrent droit, soit à l’allocation logement (AL), soit à l’aide personnalisée au logement (APL) : un dossier d’aide au logement est constitué lors de la signature du contrat d’occupation ; cette aide est versée directement au gestionnaire du foyer.

    À noter : Les foyers de travailleurs migrants, qui ont fait l’objet de travaux ou dont les conditions d’habitat permettaient de les conventionner, sont devenus des résidences sociales. Les migrants âgés peuvent demeurer dans les résidences sociales issues de la transformation de foyers de travailleurs migrants autant de temps qu’ils le souhaitent.

  • Les résidences sociales

    Les résidences sociales, qui ont été créées en 1995, accueillent des « personnes éprouvant des difficultés particulières pour accéder à un logement décent et indépendant », notamment :

    •  les publics ayant des difficultés d’accès à un logement ordinaire pour des raisons sociales et économiques, et pour lesquels la résidence sociale peut constituer une étape dans le parcours résidentiel
    • les publics aux revenus modestes, en demande de logement temporaire pour des raisons de mobilité professionnelle : salariés en contrat à durée déterminée, stagiaires en formation professionnelle, apprentis, travailleurs saisonniers…
    • les publics ayant un besoin de lien social, notamment les personnes seules ou sortant de situations particulièrement difficiles.

    Toutes les résidences sociales sont conventionnées à l’APL. Le contrat de résidence est de même nature que pour les foyers de travailleurs migrants. Il est d’une durée de 1 mois, sa prolongation se faisant par tacite reconduction.

    Le préavis de départ est fixé à 1 mois.

    Certaines résidences sociales sont destinées à des publics plus jeunes et sont dites résidences sociales jeunes actifs.

     

  • Les pensions de famille et résidences accueil

    Ce sont des résidences sociales de petite taille (environ 25 logements) proposant un logement autonome dans un cadre semi-collectif. Ces logements sont destinés à l’accueil de personnes à faible niveau de res-sources, se trouvant dans une situation d’isolement ou d’exclusion lourde et dont la situation sociale et psychologique, voire psychiatrique, rend impossible à échéance prévisible leur accès à un logement ordinaire.

    Les pensions de famille s’adressent de manière privilégiée aux personnes fréquentant ou ayant fréquenté de façon répétitive les structures d’hébergement provisoire et ayant des difficultés pour accéder à un logement autonome. Elles ouvrent droit au bénéfice de l’APL.

    La résidence accueil est la dénomination retenue lorsque la pension de famille est adaptée pour être particulièrement destinée aux personnes ayant un handicap psychique, sans qu’il soit nécessaire que leur handicap soit reconnu par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    En savoir plus : Pour en savoir plus sur les pensions de famille, vous pouvez consulter le guide de l’UNAFO disponible sur unafo.org/lunafo-et-letat-publient-le-guide-de-la-pension-de-famille

  • Les foyers de jeunes travailleurs

    Les foyers de jeunes travailleurs ont une fonction « logement » et une fonction « socio-éducative » : ils mettent à disposition des jeunes un ensemble de lieux, le logement, un espace restauration éventuellement, des salles informatiques, bibliothèques, leur permettant de favoriser leur insertion dans la vie sociale.

    Parallèlement à cela, les FJT ont pour mission de favoriser la socialisation des jeunes par l’habitat et par différentes formes d’action concernant la vie quotidienne, l’emploi, la mobilité, la formation, les loisirs, la culture.

    C’est pourquoi les FJT relèvent d’une double réglementation : celle relative au code de la construction et de l’habitation et celle relative aux établissements sociaux et médico-sociaux.

    Ces logements peuvent être conventionnés à l’APL et s’adressent aux jeunes âgés de 16 à 25 ans en cours d’insertion sociale et professionnelle. Toutefois, il est possible, dans certaines conditions, d’accueillir des jeunes de 25 à 30 ans. Les personnes accueillies prioritairement sont : les jeunes travailleurs en situation de précarité, les jeunes demandeurs d’emploi, les jeunes en situation de décohabitation ou de mobilité, les jeunes en formation sous divers statuts (apprentissage, formation en alternance, formation d’insertion, enseignement technique et professionnel, etc.), les jeunes couples, les adultes isolés ou familles monoparentales de moins de 30 ans et les étudiants en rupture sociale et familiale.