Dans une tribune publiée le 30 octobre dans Les Échos, plus de 80 responsables d’associations et de fondations alertent sur la réduction de leurs activités faute de moyens. L’Unafo, représentée par son président Olivier Rigault, s’associe à cet appel : les besoins des personnes accompagnées ne disparaissent pas lorsque les réponses associatives reculent.
« Et si nous arrêtions vraiment ? » Pour les signataires de la tribune, la question n’a plus rien d’hypothétique. Après des années passées à puiser dans leurs réserves, à reporter des investissements et à demander toujours plus à des équipes déjà sous tension, certaines associations ont commencé à réduire leurs accompagnements ou à renoncer à des missions. La tribune cite notamment des fermetures de lieux de prévention et des services fragilisés dans la petite enfance, le grand âge, le handicap, la protection de l’enfance et la lutte contre l’exclusion.
Des conséquences bien au-delà des associations
Lorsqu’un accompagnement disparaît, la difficulté est reportée sur les personnes concernées, leurs proches ou d’autres services. Les signataires rappellent ainsi qu’une économie budgétaire ne fait pas disparaître le besoin auquel répondait une association.
Ces signaux d’alerte, les acteurs du logement accompagné sont de plus en plus nombreux à s’en faire également l’écho tout en faisant face à des besoins allant croissant. Alors que le mal-logement progresse en France et l’accompagnement doit répondre à des situations de plus en plus complexe, la raréfaction des financements, notamment publics, exposent le secteur à des situations de fragilité aigue. Affaiblir les moyens des associations, c’est fragiliser à la fois leur capacité à permettre l’accès au logement de personnes qui en sont dépourvues et celle de construire ou reconstruire des parcours vers davantage d’autonomie.
Clarifier les engagements publics et leurs moyens
La tribune appelle les responsables publics à dire clairement quels accompagnements notre pays entend garantir, avec quels moyens et quelle organisation. Elle refuse que les associations soient contraintes, faute de ressources, de choisir seules les personnes qu’elles pourront encore accompagner.
En cosignant ce texte, l’Unafo réaffirme la nécessité de soutenir durablement les acteurs de la solidarité. Leurs missions répondent à des besoins essentiels et participent à la cohésion de toute la société.