Le gouvernement confirme dans la loi de finances qui doit être adoptée par le biais de l’article 49.3 de la Constitution l’exclusion des étudiants extra-communautaires non boursiers du bénéfice des aides personnalisées au logement (APL). Cette disposition va venir fragiliser encore davantage des jeunes déjà en situation de forte précarité, tout en contredisant les ambitions affichées par la France en matière d’attractivité universitaire et de solidarité. Une mesure qui va toucher directement des milliers de personne logées en résidences sociales.
Le gouvernement confirme cette mesure de préférence nationale
Dans le budget que le gouvernement propose au vote dans le cadre de l’article 49.3, il maintient l’exclusion des aides au logement pour les étudiants extracommunautaires. Il précise juste, par amendement, que cette mesure devra faire l’objet d’un décret d’application.
Près de 90 % d’entre eux ne bénéficient pas de bourse d’études : ce sont donc précisément ceux qui seraient exclus du dispositif d’aide au logement. La perte de l’APL représenterait entre 150 et 200 euros par mois, une somme déterminante pour l’équilibre de leur budget et leur maintien dans le logement.
Cette mesure risque de décourager de nombreux jeunes de venir étudier en France ou de les précipiter dans des situations de précarité extrême. Déjà, plus d’un tiers des étudiants accueillis en logement accompagné déclarent avoir sollicité une résidence sociale par crainte de se retrouver sans solution. Leur retirer cette aide essentielle reviendrait à les pousser vers la rue ou l’hébergement d’urgence.

Le logement accompagné, un levier d’insertion
Les résidences sociales et foyers de jeunes travailleurs offrent une solution de logement abordable, stable et accompagnée, permettant aux jeunes de s’inscrire durablement dans un parcours résidentiel et professionnel.
Les études menées par l’Unafo montrent que le passage par un logement accompagné favorise l’accès à un logement durable à la sortie. Supprimer l’APL pour une partie de ce public reviendrait à affaiblir un modèle qui a fait ses preuves en matière d’insertion et de cohésion sociale.
Une mobilisation collective
Face à cette mesure injuste, l’Unafo s’est associée à de nombreuses associations pour demander son retrait du PLF 2026 et continuera à se mobiliser contre le décret d’application annoncée.
Il est encore temps de signer la pétition en ligne : Non à la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es
Pour aller plus loin : Retrouvez le mémo complet de l’Unafo sur les impacts du PLF 2026 et ses propositions d’amendements sur : unafo.org/PLF2026