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  • Événement

Débats, ateliers, dialogues avec, forums : retrouvez le contenu des riches échanges de ce mercredi 25 novembre.

  • Travailler en partenariat pour accompagner les personnes en souffrances psychiques dans les Yvelines.
    Avec Marie Dos Santos, Adoma et Anaïs Paret, CEAPSY

Marie Dos Santos, responsable Développement social à la Direction territoriale des Yvelines chez Adoma a présenté les actions opérationnelles qui ont découlé d’un diagnostic partagé par les différents bailleurs sociaux et les professionnels de la santé mentale dans ce territoire :

  • La rédaction d’un annuaire santé mentale logement
  • L’écriture d’une charte départementale de partenariat santé mentale et logement 78
  • L’organisation d’un colloque qui a débouché sur la création d’un dispositif expérimentale Equipe Mobile passerelle qui permet de décloisonner les secteurs du logement social et de la psychiatrie. Les intervenants sociaux d’Adoma jouent un rôle de tiers, de médiation entre les résidents et cette équipe mobile pour mieux répondre aux besoins des résidents.

Dans les Yvelines, à l’initiative du conseil local de santé mentale, Anaïs Paret, chargée de missions au Ceapsy, centre ressources sur les troubles psychiques en Île-de-France, a présenté une action de sensibilisation assurée par le Ceapsy. Cette dernière a permis aux gardiens d’immeuble d’Adoma et des autres bailleurs sociaux de mieux appréhender et identifier les troubles psychiques des résidants et donc de favoriser une meilleure orientation. Cette sensibilisation était assurée par des personnes connaissant elles-mêmes des troubles psychiques, afin de favoriser un travail de déstigmatisation.

Présentation du CEAPSY
  • USH et Unafo : comment être “utiles ensemble” ?
    Avec Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH et Jean-Paul Vaillant, président de l’Unafo

L’Unafo a souhaité réunir Emmanuelle Cosse, présidente de l’USH, Jean Paul Vaillant, président de l’Unafo et Olivier Rigault, directeur général de l’AMLI pour échanger sur le recueil de propositions « Pour être utile ensemble » récemment publié par le mouvement HLM pour préciser les enjeux du logement social dans une démarche de co-construction avec les acteurs du logement accompagné.

Emmanuelle Cosse et Jean Paul Vaillant ont souligné l’importance de mettre en avant l’utilité sociale du logement tel qu’il est porté par nos mouvements. « Les élus doivent continuer à construire : ils ne peuvent pas penser qu’en ne faisant rien, ils améliorent l’accueil de leur population. Le Logement social, ce n’est pas que la pauvreté. » a souligné Emmanuelle Cosse.
« Des réponses aux besoins, ça se construit ensemble. Les bailleurs et gestionnaires ont appris à mieux se parler, mais il faut continuer et innover » a de son côté précisé Jean-Paul Vaillant. Olivier Rigault a rappelé la fonction de « quasi-service public »,  a regretté le faible portage politique local auquel les acteurs du logement social et accompagné sont souvent confrontés et s’est inquiété de l’impact des impayés dans la durée.

Le rôle clé du logement en tant qu’outil d’insertion doit être mis en avant afin de construire une implication politique, tant locale qu’au niveau de l’Etat, permettant, par un niveau de financements adaptés et une politique foncière volontariste, de retrouver un volume de production de logements abordables suffisant pour couvrir les besoins, a fortiori dans un contexte de paupérisation de la population.

  • Les SIAO et le logement accompagné
    Avec Bertrand Declemy, Directeur général Aréli, Maxence Laporte, directeur opérationnel Interlogement 93 et Kamel Senni, responsable du pôle Logement d’abord Fédération Soliha

Les Acteurs du Logement d’Insertion (Fapil, Soliha, Unafo) ont engagé une recherche-action sur les relations entre SIAO et logement accompagné dans trois territoires : Alpes Maritimes, Haute Savoie, Métropole Européenne de Lille.
Kamel Senni de Soliha a rappelé un des objectifs de cette recherche-action : « 10 ans plus tard, le fait de pouvoir regarder comment les acteurs du logement d’insertion travaillent avec les SIAO nous parait essentiel.»

Les échanges ont mis l’accent sur les premiers constats tirés de ce travail. Les relations entre les SIAO, les FJT et les résidences sociales sont loin d’être optimisées et de répondre, en totalité, aux obligations règlementaires, avec des différences notables entre les territoires.
La recherche-action, en mettant l’ensemble des acteurs autour de la table dans les territoires, œuvre pour essayer de lever des obstacles : l’interconnaissance et le partage des difficultés propres favorisent la levée des méfiances et améliorent les échanges. Le logiciel Si-SIAO n’intègre pas toutes les données et exige un travail important de re-saisie pour les gestionnaires de résidences sociales pour lequel ils ne sont pas financés. Cependant, Maxence Delaporte d’Interlogement 93 a constaté que « le système d’information n’est qu’un outil, il faut aussi des rapports humains entre les gestionnaires et le SIAO.»

Sur le territoire lillois, Bertrand Declemy a précisé que la recherche-action a permis de définir un process pour réduire le travail administratif et se fixe pour horizon d’assurer des attributions au-delà du contingent préfectoral. Elle interroge aussi les moyens d’accompagnement social à mobiliser pour les personnes intégrant la résidence. « Entre deux confinements, on a réussi à organiser des rencontres de groupe, et il est prévu de poursuivre ces relations plus directes entre équipes du SIAO, responsables de résidences et travailleurs sociaux » s’est félicité le directeur d’Areli. 

 

  • Punaises de lit : un fléau qui pique !
    Avec Cathy Racon-Bouzon, députée des Bouches-du-Rhône

Malgré la recrudescence de la présence de punaises de lit constatée depuis plusieurs années, « ce fléau en expansion reste dans l’angle mort des politiques publiques » selon Cathy Racon-Bouzon, députée des Bouches du Rhône, qui a remis le 6 octobre dernier un rapport sur le sujet à la ministre déléguée au logement.

Constatant la faible connaissance et reconnaissance de la punaise de lit, Cathy Racon-Bouzon a présenté les grandes orientations de son rapport et a suggéré plusieurs chantiers de travail dont la feuille de route devrait être fixée avant la fin de l’année.Elle a insisté sur la nécessité d’un pilotage fort de l’Etat et d’une coordination de l’ensemble des acteurs qui peut faire encore défaut aujourd’hui. Le rapport dresse un état des lieux et propose 6 chantiers de travail parmi lesquels le développement d’une doctrine nationale d’intervention avec les entomologistes ou la création d’un observatoire de la punaise de lit.

Cathy Racon-Bouzon a également fait état des pistes de financements pour accompagner la prise en charge de la lutte (aide au remplacement de mobilier et relogement temporaire en lien avec la CAF, aide financière de l’ANAH) car, comme elle l’a rappelé : « nous sommes tous égaux face à la punaise de lit mais pas face à sa prise en charge ».

Les participants ont pu interroger la députée et réagir aux propositions du rapport parlementaire : sur la question d’une prise en charge du traitement par les assureurs, sur la possibilité de vérifier la présence des punaises lors des relocation, sur l’accompagnement indispensables des occupants… Ils ont également pu mettre en avant les actions entreprises au sein de leurs structures.

L’Unafo a rappelé l’existence d’outils développés avec les partenaires bailleurs (USH et AORIF) dont un cahier-repères et des outils de communication. Elle a également insisté sur l’importance de développer une communication globale qui vise tous les secteurs d’activités impactés.

Retrouvez le rapport de Cathy Racon-Bouzon 
Retrouvez les outils de l’Unafo sur le sujet des punaises de lit

  • La convention collective « Habitat et logement accompagné » : quand et comment ?
    Par le Conseil Syndical National des Employeurs d’Avenir (CNEA)

Compte rendu à venir.