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Le 3 septembre, le Premier Ministre a présenté le plan de relance exceptionnel « France Relance » de 100 milliards d’euros, déployé autour de 3 volets principaux : l’écologie, la compétitivité et la cohésion. Des mesures timides pour le logement accompagné.

Si le secteur de la construction est bien concerné par les mesures, en particulier sur le volet de la rénovation énergétique, les acteurs du logement soulignent  l’absence d’un véritable plan de construction de logements et l’absence de mesures pour les plus précaires, notamment en raison de l’absence d’une revalorisation des aides au logement.

L’Unafo salue tout de même le fait que le logement accompagné soit cité dans certaines mesures. Le plan de relance prévoit en effet de réhabiliter des structures, notamment les foyers de travailleurs migrants. La crise a en effet montré la nécessité d’accélérer le plan de traitement des foyers de travailleurs migrants. L’Unafo avait fait des propositions dans ce sens.

Le plan de relance prévoit également comme mesure le fait de « expérimenter le rachat d’hôtel pour créer des résidences sociales ou des résidences hôtelières à vocation sociale : dans le cadre du Logement d’abord, création de places de logement adapté supplémentaires ». L’Unafo trouve intéressante cette mesure, même si elle reste floue et très en-deçà des attentes. Il reste à préciser si le développement du logement adapté et des résidences sociales se fera uniquement via le rachat d’hôtel ou s’il y a, derrière cette mesure, une esquisse de volonté de développer les résidences sociales.

Des moyens insuffisants

Quoiqu’il en soit, l’enveloppe financière de « 100 millions d’euros » pour financer ce volet est insuffisante pour couvrir l’ensemble des actions imaginées. Au-delà des annonces et des mesures, l’Unafo attend des précisions et clarifications, mais surtout une mise en œuvre concrète et forte. Ce que ne permet pas l’enveloppe financière.