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Emmanuel Macron a annoncé le 2 novembre le lancement du « Contrat Engagement Jeunes ». Si cette annonce se fixe pour objectif de répondre à un fort besoin d’autonomie des jeunes, son contour reste en-deçà des attentes formulées la semaine dernière par 20 organisations, dont l’Unafo.

Le contrat engagement jeunes est lancé

« Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour m’adresser aux jeunes générations ». C’est par ces mots que commence la lettre adressée par le Président de la République aux jeunes et diffusée sur l’ensemble des réseaux sociaux. Ainsi, « tous les jeunes de moins de 26 ans qui, sans formation ni emploi depuis plusieurs mois, pourront bénéficier de 15 à 20 heures d’accompagnement par semaine pour découvrir un métier, se former, trouver un apprentissage ou un emploi. Une allocation pouvant aller jusqu’à 500 euros par mois pourra être versée sous condition de revenus, d’assiduité et d’acceptation des offres d’activité faites. »

Si cette mesure va dans le bon sens, elle reste en-deçà des attentes exprimées la semaine dernière dans une lettre ouverte  par 20 organisations, dont la CFDT, la Fondation Abbé Pierre, la Fédération des acteurs de la solidarité et l’Unafo. Soulignant qu’un jeune sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté et des difficultés importantes pour trouver un emploi stable, les associations demandaient un droit ouvert à tous les jeunes sans contrainte de durée, une allocation du montant du RSA et un accompagnement adapté à la situation de chaque jeune.
Le Collectif ALERTE, dans un communiqué,  a regretté «  les renoncements à répétition et le choix d’un accompagnement des jeunes limité dans la durée ».

L’Unafo n’a jamais cessé de souligner le rôle crucial du logement dans l’insertion des jeunes. Pour que des logements puissent être proposés aux jeunes, une  durée d’engagement suffisamment longue doit pouvoir être garantie aux gestionnaires et aux bailleurs.

Ce contrat reste donc trop limitatif dans les publics visés et son montant.

L’Unafo, qui restera attentive à la concrétisation de ces annonces, organise pendant la semaine du logement accompagné une table ronde sur le logement des jeunes les plus précaires à laquelle doit participer Jean-Benoît Dujol, directeur de projet « Garantie jeunes universelle », qui sera l’occasion de préciser le cadre du dispositif.